Une thermopompe centrale chauffe et climatise toute la maison par les conduits que vous possédez déjà. Rien aux murs, une température uniforme d’une pièce à l’autre, une déshumidification tout l’été, et les deux métiers assurés par un seul appareil. Pour une maison à conduits de Montréal ou de Laval, c’est généralement la meilleure option sur la table. Voici ce qui détermine réellement si celle que vous achetez tiendra le coup pendant un hiver d’ici, et la marque n’est qu’un élément de cette liste.
1. Un dimensionnement fait correctement. La raison la plus courante pour laquelle un bon appareil déçoit, c’est qu’il n’avait pas la bonne puissance. Au Canada, le calcul suit la norme CSA F280-12, qui a remplacé l’édition de 1990 et dimensionne la capacité de climatisation entre 80 et 125 % de la charge calculée. Trop petit, l’appareil ne rattrape jamais son retard lors des pires journées. Trop gros, il fonctionne par courts cycles : il satisfait le thermostat rapidement, s’arrête avant d’avoir retiré la moindre humidité et laisse la maison froide et moite tout en usant son compresseur. Un entrepreneur qui donne une puissance au téléphone devine.
2. Vos conduits. C’est la variable la plus importante du coût du projet. Si la maison a déjà des conduits, l’installation est simple et il s’agit surtout de choisir l’emplacement de l’unité extérieure. Sinon, la soumission doit inclure la création d’un réseau de distribution, ce qui est un projet d’une autre nature. Les conduits existants doivent aussi avoir la bonne dimension pour le débit d’air que réclame le nouvel appareil : une évaluation sérieuse suppose donc de les examiner plutôt que de les présumer.
3. Les indices d’efficacité, et le fait qu’ils ont changé. L’efficacité en climatisation se mesure désormais en SEER2 et en EER2, et l’efficacité en chauffage en HSPF2. Ces indices ont remplacé le SEER, le TRÉ et le HSPF en janvier 2023 avec un essai plus sévère : le même appareil obtient donc une cote plus basse sur la nouvelle échelle, environ 5 % de moins pour le SEER2 et près de 15 % de moins pour le HSPF2. Une cote SEER 16 tirée d’une vieille brochure n’est pas supérieure à une cote SEER2 15 aujourd’hui. Le minimum canadien pour un appareil neuf est de SEER2 13,4. Notre guide sur la lecture des indices d’efficacité explique ce que mesure chacun.
4. Ce qu’elle fournit encore en janvier, à Montréal. Aucun indice saisonnier ne vous le dit, et ici c’est le chiffre qui compte le plus. Les indices saisonniers sont des moyennes, et ce n’est pas la moyenne qui pose problème. Le problème, c’est la semaine de janvier où il fait sous −25 °C pendant des jours. Demandez quel pourcentage de sa capacité de chauffage nominale le fabricant garantit encore à −25 °C, et exigez la réponse par écrit. Un HSPF2 élevé vaut peu si l’appareil renvoie le travail à vos plinthes la nuit la plus froide de l’année. C’est cette seule question qui distingue un modèle conçu pour les climats froids d’un modèle ordinaire, et c’est pourquoi nous ne vendons pas ici le même équipement qu’un entrepreneur de Vancouver.
5. L’emplacement de l’unité extérieure. Montréal reçoit plus de deux mètres de neige au cours d’un hiver moyen : c’est pourquoi le montage compte ici autant que le modèle. L’unité doit reposer sur une base ou un support mural qui la tient dégagée du sol, pas sur une dalle qui disparaît en février. Elle doit être hors de la ligne de toit, car l’eau de ruissellement regèle et une chute de glace détruit un serpentin. Et il lui faut de l’espace libre autour pour la circulation d’air, ce qui, sur un terrain de ville typique, suppose de planifier l’emplacement plutôt que de le fixer par défaut sur le côté de la maison. L’ensoleillement, dont les conseils anciens font grand cas, importe bien moins que tout cela.
6. Le bruit, sur un terrain de ville. Les appareils actuels sont discrets plutôt que muets, et sur un terrain montréalais ou lavallois l’unité extérieure se retrouve généralement à quelques mètres du mur du voisin. Le bruit devient donc une question de voisinage bien avant d’être une question de règlement, et c’est la plainte pour laquelle on nous rappelle le plus souvent après coup. Demandez la cote sonore en décibels plutôt qu’une assurance verbale, et regardez où l’unité se trouvera par rapport aux fenêtres de vos chambres et des leurs. Simple à bien faire le jour de l’installation, malcommode et coûteux à déplacer ensuite.
7. La garantie, et qui l’honore. La plupart des fabricants couvrent les pièces pendant dix ans, souvent avec une couverture plus longue sur le compresseur, la main-d’œuvre faisant généralement l’objet d’une garantie distincte et plus courte. Demandez ce que couvre chacune, pour combien de temps, et qui vous appelez. La plupart des garanties supposent aussi un système entretenu, une raison de plus pour laquelle nous recommandons deux visites par année, une avant la saison de chauffage et une avant la saison de climatisation. Notre article sur le choix d’un entrepreneur couvre le reste des vérifications avant de signer.
Ce que nous installons. Nous installons des thermopompes centrales York série HH8, Moovair ainsi que Mitsubishi SUZ et ZUBA. Plutôt que de citer ici des numéros de modèles, qui changent d’une année à l’autre, nos conseillers ajusteront la puissance et le rendement par temps froid à votre maison et vous expliqueront ce que les différences donnent en pratique. Les modèles performants donnent droit à des subventions gouvernementales, et ce qui est offert en ce moment change assez souvent pour valoir une vérification avant de vous engager.
Si vous hésitez entre une thermopompe centrale et un climatiseur central, notre comparaison des deux les met côte à côte. Si votre choix est fait et que vous voulez un dimensionnement juste, parlez à un de nos spécialistes.


