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Géothermie
25 juin 20244 min de lecture

Critères à vérifier avant l’achat d’une thermopompe géothermique

Une foreuse à l’œuvre sur un terrain résidentiel pour une boucle géothermique verticale

Un système géothermique puise sa chaleur dans le sol plutôt que dans l’air. Sous environ six mètres, le sol québécois se maintient autour de 8 à 10 °C toute l’année, plus chaud que l’air d’hiver au-dessus de lui et plus frais que l’air d’été, et il y reste quoi que fasse la météo. C’est pourquoi un appareil géothermique conserve un coefficient de performance d’environ 3 à 4 tout au long de l’hiver, alors qu’un appareil à air doit travailler davantage à mesure que la température baisse. Notre article sur le fonctionnement des thermopompes géothermiques en explique la mécanique. Voici l’autre moitié de la question : votre propriété s’y prête-t-elle, et que faut-il établir avant de comparer des soumissions. Pour la comparaison avec les autres sources, voyez l’impact environnemental de la géothermie.

1. Votre terrain, et ce qu’on peut y forer. La boucle souterraine existe en deux configurations. La boucle horizontale s’enfouit dans des tranchées et coûte le moins cher à installer, mais elle exige un grand terrain dégagé, puisque la surface requise est un multiple de la surface à chauffer. La boucle verticale utilise des puits, généralement de 100 à 150 mètres de profondeur, et n’occupe presque aucune surface : c’est la réponse habituelle sur un terrain de Montréal ou de Laval. Ce qui tranche n’est pas seulement la taille de la cour, mais l’accès : la foreuse doit pouvoir se rendre, et les puits doivent respecter leurs distances par rapport à la fosse septique, au puits d’eau potable et aux services enfouis.

2. Comment la chaleur circulera dans la maison. La boucle souterraine et la thermopompe ne représentent que deux tiers du système. Le troisième, c’est la distribution. Si la maison possède déjà des conduits, vous êtes dans la position la plus courte et la moins coûteuse, car le nouvel appareil peut les utiliser. Sans conduits, le projet doit aussi créer un réseau de distribution : des conduits, ou une boucle à eau alimentant des planchers radiants ou des ventilo-convecteurs. Savoir dans quel cas vous êtes change la forme de toutes les soumissions que vous recevrez : établissez-le en premier.

3. L’état de l’enveloppe. Un système géothermique fonctionnera dans une maison mal isolée, mais l’isolation et l’étanchéité déterminent à la fois la puissance nécessaire et les économies obtenues une fois l’installation faite. L’argent consacré au grenier et à l’étanchéité réduit souvent la taille du système requis. Une évaluation énergétique Rénoclimat vous donne ce portrait, test d’infiltrométrie et rapport de conseiller à l’appui, et elle doit avoir lieu avant le début des travaux si vous voulez la subvention qui l’accompagne.

4. Combien de temps vous comptez rester. La géothermie récompense le long terme. L’appareil est conçu pour une longue durée de vie, la boucle souterraine plus longue encore, et les économies d’exploitation s’accumulent chaque année où vous y êtes. Le moment où ces économies dépassent l’investissement dépend beaucoup de la maison, de ce qu’elle remplace et des subventions applicables : c’est pourquoi nous l’évaluons maison par maison plutôt qu’avec un chiffre unique. Notre article sur la rentabilité d’un système géothermique passe en revue ce qui la fait varier.

5. Qui exécute les travaux, et selon quelle norme. La conception et l’installation géothermiques au Canada suivent la norme CSA C448, et l’accréditation de la Coalition canadienne de l’énergie géothermique est la qualification à demander. Le forage est un métier distinct avec ses propres exigences : le foreur doit détenir la licence de la Régie du bâtiment du Québec pour le forage de puits d’eau, et le puits exige une autorisation municipale en vertu du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection. Demandez tôt à qui revient l’obtention de cette autorisation, car elle fait partie de l’échéancier.

6. Les subventions, et l’ordre dans lequel elles viennent. La géothermie donne droit au soutien du programme LogisVert d’Hydro-Québec et de Rénoclimat, et les montants sont assez importants pour changer l’arithmétique du projet. Ce qui piège les gens tient à la séquence plus qu’à l’admissibilité : certains programmes exigent une évaluation ou une approbation avant l’arrivée du premier appareil. Notre guide sur les subventions gouvernementales en CVC au Québec présente ce qui est offert actuellement, et notre page des subventions indique ce que nous aidons nos clients à réclamer en ce moment.

Ce que nous installons. Allard & Emond installe les systèmes géothermiques WaterFurnace, dont les séries 3, 5 et 7, et nous prenons le projet en charge de l’évaluation du site jusqu’aux formulaires de subvention. Comme tout système central, un appareil géothermique s’entretient deux fois par année, une fois avant la saison de chauffage et une fois avant la saison de climatisation, et il fait les deux métiers : chauffer l’hiver et climatiser l’été.

La façon la plus rapide de savoir où se situe votre propriété, c’est de la faire examiner. Parlez à un de nos spécialistes en géothermie : nous vous dirons franchement si votre terrain, votre maison et vos projets s’accordent avec un système géothermique, et quelles sont les solutions de rechange si ce n’est pas le cas.

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